News et messages du club

  • 18/10

    Souvenir de la sortie de dimanche 18 octobre 2020

    Dimanche 18 octobre 2020 : Coefficient 115 en marée haute à Bizeux
    En ce beau dimanche d’octobre, Lionel organise une sortie de proximité, avec pour destination le Tombant de Bizeux. Covid faisant, le nombre de plongeurs sur Le Calypso III est limité à 15 personnes. Le départ du ponton du port de Bas Sablons est prévu à 9h15 pour une plongée de marée haute vers 10h05, en fonction des horaires de fonctionnement du Barrage de la Rance.
    Nous sommes tous au rendez-vous, ou presque. Au final nous seront 12 sur le pont et aurons toute la place utile pour chacun. Pas de soucis de distanciation physique dans ces conditions.
    Une fois n’est pas coutume, lorsque nous embarquons nous n’avons pas besoin de descendre sur le ponton, mais seulement de le franchir à l’horizontal. En effet, chose rare, le coefficient de marée est à son maximum et atteint ce dimanche matin les 115. Le port est donc rempli au plus haut avec le bord de l’eau a à peine 25 cm du bitume du parking. Heureusement qu’il n’y a pas de vent ou de clapot, car sinon les voitures auraient eu les pieds dans l’eau salée. Une fois à bord, tout le monde se prépare et nous prenons la mer direction Bizeux. Au seuil de la Cale du Naye, le niveau d’eau est de 11 mètres. Là encore il s’agit presque d’un record.
    Sur site, nous constatons que le club voisin est déjà à la recherche de la bouée d’amarrage balisant le départ de la plongée du Tombant de Bizeux. Il y a tellement d’eau, que la bouée n’est pas visible étant à presque 50 cm sous les flots. Nous décidons de poser Le Calypso III sur la seconde bouée d’amarrage située au niveau du Plateau. Le fond apparaît sur le sonar vers les 19 mètres.
    Les planquées sont rapidement constituées et sans tarder nous nous mettons à l’eau. Loïc et Laurent en premier, ce qui laissera à Loïc tout le temps qu’il a besoin pour faire des photos, puis les autres binômes. Consigne est donnée de ne pas prendre de risque avec le courant si les uns ou les autres vont vers le tombant. Joël et moi prenons le cap du tombant et faisons la traversée à la boussole. L’eau est un peu chargée, avec une visibilité à 3 mètres environ. La température est encore agréable pour la saison ; 15 à 16°c à l’ordinateur. Après une dizaine de minutes de palmage tranquille, nous arrivons au sommet du Tombant. Descente dans le grand bleu (ou grand sombre pour être plus exact) avant d’atteindre un fond à 23 mètres. Le jus est encore un peu présent, mais rien de bien méchant et il se stoppera rapidement une fois les turbines du barrage fermées. La balade se passe main gauche à la roche jusqu’à deux grosses roches assez éloignées. Retour main droite à mi-hauteur du tombant, histoire d’économiser nos réserves et ne pas générer de temps de palier inutile. Les lampes sont bien nécessaires ce matin et nous permettent de distinguer dans les trous et les amas rocheux une petite araignée nerveuse, un gros homard, des deux dormeurs. Un gros congre se cache derrière une nuée de crevettes bouquet et quelques petites vieilles s’enfuient à notre arrivée. De retour vers le mouillage, nous effrayons quelques petites seiches qui se dérobent à notre passage. Après avoir cherché le mouillage en vain, nous faisons surface à seulement une vingtaine de mètre du bateau. Nous étions dans le bon axe, mais n’avons pas été assez loin dans notre palmage ; manque de conviction !
    Tranquillement toutes les palanquées reviennent au bateau et chacun se change rapidement. Le vent commence à se lever doucement et il ne fait pas assez chaud pour trainer dans nos combinaisons humides. Un bon café, quelques gâteaux maison et nous voilà requinquer. Encore une belle plongée, en bonne compagnie. Espérons que les conditions sanitaires nous permettront de pouvoir encore sortir en mer d’ici la fin de l’année.
    Thomas
     
  • 14/9

    Premier plouf dans la nouvelle piscine

    Le nouvel espace aqualudique AQUAMALO a ouvert le 15 juillet 2020, ouverture retardée par la crise sanitaire.
    Aujourd'hui, lundi 14 septembre 2020, c'est au tour du club de reprendre son activité dans cette nouvelle piscine.
    Pas de limitation de nombre de participants dans le bassin, mais il ne faudra pas s'aglutiner dans les vestiaires collectifs, chacun son tour, masqué, par groupe de 10 personnes environs
  • 13/9

    2 nouveaux initiateurs au CSCE

    Dimanche 13 septembre, examen final initiateur technique à Fougères.
    Examen prévu initialement en avril, retardé à cause de la COVID.
    Epreuves de réglementation et de pédagogie organisationnelle en salle le matin, sauvetage mannequin et pédagogie pratique en carrière par un très beau temps chaud et ensolleillé.
    Ronan et Pierre ont tous les deux validés l'examen et sont désormais encadrants de niveau 1 - initiateurs.
  • 6/9

    Dimanche 6 septembre 2020 : La Pointe du Décollé, Daniel tente un truc !

    Dimanche 6 septembre 2020 : La Pointe du Décollé, Daniel tente un truc !
    Le temps passe ! L’été et les vacances des uns ou des autres sont déjà derrières nous ; la rentrée des classes vient d’avoir lieu ; l’été indien arrive à grand pas ! En ce beau dimanche de septembre, nous avons rendez-vous de bonne heure au ponton des Bas Sablons. Départ du Calypso III prévu à 09h00 pour une plongée de marée haute.
    Covid 19 de mise, les consignes d’embarquement sur le pont sont mises en œuvre avec beaucoup de sérieux par JF et Daniel : pulvérisation de solution désinfectante (eau+savon de marseille) sur les bancs et les mains courantes, positionnement des plongeurs dans le respect des distanciations physiques et demande d’embarquer en tenues de plongée. Bref, un peu moins de convivialité et beaucoup plus de prévention.
    La sortie du jour va permettre à de fraiches recrues de découvrir les agréments du bateau et faire l’une de leurs premières bulles de la saison. Plongée Jeune, Plongée de membres de club Brétilien, mais aussi Plongée du CSCE. Nous sommes 7 au total à prendre la mer en direction de la Pointe du Décollé.
    Daniel a vu sur la carte un sec qui lui semble intéressant à découvrir. Il n’a pas de nom et devrait être à une profondeur intéressante pour cette plongée de marée haute, entre 13 et 17 mètres. Dès la sortie du port, nous commençons à sentir la mer et le vent qui se lèvent. Certains d’entre nous, plus prévoyant que d’autres, ont déjà pris leur Mer Calme car la balade au large risque d’être un peu longue et mouvementée. Les bâches de protection de la proue et des cotés sont tendues afin de nous protéger du mieux possible des embruns et de l’écume des vagues. Ca bouge un peu au début, puis un peu plus une fois passé le phare du Grand Jardin et l’Ile de Cézembre. Daniel garde le cap jusqu’à son point de destination espéré. Nous arrivons exactement au-dessus du sec, que l’on repère parfaitement sur le sonar et le GPS. Le haut de la roche remonte d’un sable autour des 20 mètres, jusqu’à 12 mètres environ. La mer reste agitée et le vent n’a pas faibli. Il est prévu que cela se renforce dans l’après-midi. Après une brève concertation avec JF, la décision est prise de préserver la troupe et d’aller se mettre à l’abri, dans l’anse protectrice de la Pointe du Décollé.
    Nous mouillons l’ancre à environ 30 mètres des ilots, sur un fond sableux de 12 mètres. Les récifs jouent leur rôle bienfaiteur en cassant la houle et le vent. Tout le monde prépare son équipement tranquillement et écoute avec attention les explications du DP. Le site étant inconnu pour tous, il nous ai conseillé de jouer la prudence. Plongée Carrée, direction Ouest en visant les ilots, puis longer la roche main gauche ou main droite sans s’engager dans les passes où le courant semble déjà bien formé. Retour au mouillage autant que faire se peut avec 50 barres minimum au manomètre.
    Félix et moi nous immergeons les premiers pour 40 minutes de découverte tranquille. L’ancre est posée sur le sable à proximité d’un bel herbier. Une, puis deux mini seiches nous accueillent en filant dans les algues et en crachant leur encre noire. Nous croisons des juvéniles de toutes sortes d’espèce typiques de la baie de Saint Malo. Etonnement, les spécimens sont vraiment petits, comme si nous étions dans une pouponnière préservée des prédateurs. Petites vieilles, petits homards, petits dormeurs, belle méduse... Bref, tout comme ailleurs, mais en bébé. La plongée se déroule comme prévue dans une eau plutôt douce (18°c) et avec une visibilité très agréable de 4 à 5 mètres. Nous restons sur des fonds sableux, herbeux, puis éboulis de roches et léger tombant. La profondeur maxi ne sera jamais sous les 12 mètres, ce qui préserve nos consommations d’air.
    De retour vers le mouillage nous croisons la palanquée de Jean François avant de tomber pile poil sur la chaine. La grande classe ou le gros coup de bol ; à vous de voir. Palier de sécurité et remontée à l’échelle avec tout notre barda. Comme il se doit, nous sommes les premiers à être de retour. Le binôme de Daniel ayant oublié le bas de sa combinaison, je lui passe le mien qui est à peu près de la même taille que notre aventurier (niveau corpulence, je constate qu’il existe encore dans ce bas monde des gringalets et qu’avec l’âge, on a tendance à forcir de la ceinture abdominale). Mais bon, lorsque l’on oublie sa combinaison à la maison, on est bien content de prendre celle du copain, même si elle est mouillée et un chouia trop large.
    Les palanquées remontent les unes après les autres à bord. Ça tombe plutôt bien que le temps forci et il flotte à moitié, voir même carrément. Il est temps de rentrer au port. La manœuvre d’accostage est parfaite ; du premier coup. Rapidement tout le monde débarque son matériel, remonte du ponton sur le quai sans demander son reste. Pour une première sur ce nouveau site de plongée, l’expérience était intéressante. Ce n’était sans doute pas La Plongée de l’année, mais elle valait le coup d’être faite. D’autant plus sympa que nous étions bien protégés des éléments et que tout le monde a pu prendre du plaisir. Une prochaine fois, lorsque la mer le permettra, nous pourrons de nouveau tenter le truc à Daniel et découvrir le sec du Décollé.
    Thomas
     
  • 1/8

    Samedi 1er Août 2020 : Le Fetlar sous le soleil estival

    Après avoir tenté, sans succès faute de participants, une plongée ce jeudi après-midi, une nouvelle sortie est programmée pour ce samedi midi. Le délai de prévenance étant très réduit, nous ne sommes que 5 à confirmer notre présence ; nous aurons donc beaucoup de place sur le bateau et ne craindrons donc pas une contamination Covid.
    Rendez-vous est donné au ponton pour un départ vers 11h15. Etant en pleine période de congés estivaux et connaissant les difficultés de stationnement à cette période de l’année, nous sommes sur le parking dès 10h00 pour nous préparer tranquillement. Le club de Fougère est aussi de sortie ce samedi midi ; ils iront sur le site au large pour profiter de la mer « calme à peu agitée ». Le SMPE de son côté sort sur La Catis, alors que Dinard va nous rejoindre sur le Fetlar avec leur bateau jaune canari.
    Nous prenons la mer tout en douceur, car aujourd’hui rien nous presse. La journée s’annonce belle, avec ciel bleu, à légèrement voilé en après-midi ; peu de vent (juste ce qu’il faut pour les voileux), température agréable à bonne (environ 25 à 30°c quand même). Bref, un beau 1er août ! Direction les corps mort balisant le site du Fetlar. Cette année, il y a deux bouées d’installées par le Codep 35 ; une à bâbord et l’autre à tribord de l’épave. Elles sont très visibles et facilitent grandement l’amarrage des bateaux de plongeurs. De cette manière on est quasiment certain de ne pas rater le site et de sécuriser au maximum la plongée. Au mouillage, nous attendons l’heure de l’étale et avons pas loin d’une heure à patienter. Le pique-nique est donc sortie et chacun vaque à son déjeuner, ½ baguette et pâté Hénaffe pour Frédéric, petite salade maison pour Lionel et beau Jambon Beurre pour Magalie.
    Le temps de la plongée arrive, il est l’heure de se préparer et de sauter à l’eau. Dinard est déjà à la baille depuis 10 minutes lorsque nous y allons à notre tour. L’eau est bonne, entre 19 et 20°C. La visibilité est superbe avec 7 à 8 mètres et sans particule. Au font nous découvrons des installations en béton sensées favoriser les colonisations sous-marines. Il s’agit de structures d’à peu près un mètre cube, avec des trous de toute part qui permettent aux poissons, crabes et autres bestioles de se cacher ou se reposer en sécurité. Ces structures ont été posées durant le printemps et sont disposés de part et d’autres de l’épave. Elles sont bien pratique pour trouver le chemin entre le mouillage et les flancs du Fetlar ; surtout que le bout qui servait à nous guider précédemment semble avoir disparu de la circulation.
    Arrivé à l’épave, nous en faisons le tour et découvrons les dégâts de l’hiver. Les tôles sont de plus en plus désolidarisées du bateau. Le mat de la proue est tombé dans cale avant en défonçant une bonne partie de la structure. Des bouts de pécheurs sont coincés à l’arrière, sur le devant et sur le côté du navire. A croire que tout le monde a décidé cette année de venir poser ces casiers qui sont restés bloqués dans les infrastructures de l’épave. La traversée du navire par les coursives est de plus en plus compliquée ; à ne pas recommandé pour les plongeurs non avertis. Là aussi les tôles et tuyaux de toute sorte sont cassés et tombés au sol. La rouille est bien visible et laisse des traces jaunâtres au sable. Mieux vaut être prudent désormais. Coté faune, c’est le festival des tacots, des dorades, des vieilles, des lieux, quelques homards et dormeurs, un congre. Tout ce petit bestiaire peu farouche, nous côtoie en banc séré ; beau spectacle pour les plongeurs patients qui savent se poser et attendre.
    Déjà 40 minutes que nous sommes au fond et il est temps de revenir au mouillage et faire nos paliers de sécurité. Le courant de marée montante commence à se faire sentir. Pour nous ça ira, mais pour la palanquée du second tour, se sera plus sensible. Une fois tout le monde à bord, nous profitons encore un peu du soleil et de la belle mer. Le retour au port des Bas Sablons est jalonné de zigzag entre les voiliers et vieux gréements. Là encore le spectacle est au rendez-vous. Nous avons bien fait de venir !
    Thomas
     
  • 28/6

    Dimanche, 28 juin 2020 : A la découverte de la Cale de Jouvente, en Rance !

    Le Covid a bien changé nos habitudes quotidiennes, y compris dans le cadre de notre loisir aquatique et lors de l’organisation des sorties du Club. Les DP font tout leur possible pour programmer des plongées aussi souvent que leur emploi du temps et la météo le permettent. Les membres du CSCE s’inscrivent à ces sorties ou viennent au dernier moment profiter des occasions qui se présentes. En définitive, nous sommes peu nombreux à être au rendez-vous et bien souvent nous retrouvons les mêmes têtes d’une sortie à l’autre.
    Aujourd’hui et une fois n’est pas coutume, Lionel organise une sortie - formation N1 avec un départ depuis la cote à pied et qui plus est coté Rance, à la Cale de La Jouvente. Il s’agit d’une première pour bon nombre d’entre nous et ce n’est pas pour nous déplaire.
    Rendez-vous est donc donné directement sur le site avec tout son matériel. Le stationnement étant une question à part entière, il nous est conseillé de venir assez tôt avant l’heure de la plongée. Effectivement, nous ne sommes pas seuls et l’espace est assez réduit. D’autres plongeurs ont eu la même idée que nous, ainsi que des promeneurs du Dimanche et des touristes de passage. Les véhicules sont garés de droit et gauche de la petite route et remontent assez haut sur cet accès exigu. Chacun s’organise pour préparer ses affaires et s’équiper à l’arrière de sa voiture, sans trop gêner la circulation ni montrer ses attribues aux piétons de passages. Nous descendons nos matériels directement sur la cale en faisant bien attention à ne pas s’éparpiller partout afin de laisser de la place pour les autres usagers du jour. Petit soucis technique pour l’un d’entre nous qui découvre avec horreur que son bloc est vide, alors qu’il pensait l’avoir bien gonflé lors de sa dernière sortie. Heureusement Lionel revient du club avec du matériel de secours, dont un 15 litres bien chargé. Plongée sauvée !
    Après une explication du site par le DP et les observateurs avisés du Club, nous nous mettons à l’eau pour découvrir le secteur. Dans un premier temps observation du mur de la cale sur toute sa longueur. Puis poursuite vers l’embouchure de la Rance et descente vers le lit de la rivière dans les 15 mètres. Un léger courant descendant nous accompagne à mi-parcours, mais rien de compliqué. L’eau est assez douce, avec un 18°c affichés sur l’ordinateur. La visibilité est correcte, entre 3 et 5 mètres. Selon les secteurs visités, nous alternons entre roches, sable et fond plus ou moins vaseux. Attention à ne pas donner de grands coups de palmes pour ne pas trop remuer les sédiments.
    Coté faune nous retrouvons les vieilles, étrilles, homards, anémones, crevettes et même une grosse sole posée sous une roche à proximité de la cale. Bref, tout le bestiaire typique de la baie de Saint Malo.
    Après 50 minutes de plongée, nous refaisons surface à pied directement sur la cale. Une fois changés et le matériel rangé, nous partageons café et gâteaux avant de reprendre chacun notre route de retour. Belle découverte de ce site pour une grande partie d’entre nous. A renouveler !
    Thomas
     
  • 8/6

    Trophée Emeraude 2020

  • 2/6

    cambriolage à la piscine

    Cambriolage à la Piscine de Saint-Malo.
    Les individus étaient masqués et sont repartis avec leur butin.
    Une rançon a été demandée pour la libération de Pamela.

     
    L’enquête a rapidement permis de tout retrouver dans une cabane de jardin. Pamela soulagée d’être libérée, témoigne de toute sa reconnaissance à l’enquêteur en chef. (Les photos suivantes ont dû être censurées.)


     
    Et oui, pour attirer le lecteur, il faut bien faire un peu de sensationnel.
    Le grand titre aurait pu être plus sobre : « La fin d’une époque, et bientôt le début d’une nouvelle ».
     
    La piscine de Saint-Malo est définitivement fermée.
    Après déconfinement, il a fallu vider le local sous les gradins, caverne d’Ali Baba du CSCE, avec des trésors oubliés.
    Tout le matériel est provisoirement stocké en attendant de pouvoir intégrer la nouvelle piscine, qui devrait ouvrir en juillet pour le public, en septembre pour le redémarrage de nos activités en eau chlorée.
    Laurent
  • 1/6

    Souvenir de plongée

    Lundi de Pentecôte, 1er juin 2020 : Une reprise bien encadré après 3 mois de Covid 19
    Le monde vient de vivre une pandémie originaire de Chine et qui s’est rapidement étendue à quasiment tous les pays de la planète. Ce Coronavirus, jusque-là inconnu, nous a contraint à vivre cachés et séparés des nôtres. Gestes barrière, distanciation sociale, teste PCR, mise en quatorzaine... autant de mots et d’attitudes que nous avons dû apprendre et appliquer, ici comme ailleurs.
    Depuis le 11 mai, le déconfinement a débuté. Progressif d’abord, pour ne pas relancer l’épidémie, puis les activités humaines reprennent doucement, mais toujours très encadrées et toujours à bonne distance les uns des autres. Les activités nautiques ont-elles aussi été interdites durant cette période de pause. Plus personne sur le pontons, en mer ou sous les flots. Plus de sortie, plus de formation, plus d’entrainement, plus d’apéro du vendredi soir. Bref, plus rien ! Depuis deux semaines, la vie reprend le dessus et chacun commence à s’organiser. De nouvelles habitudes sont prises, comme le port du masque tissu ou chirurgical dans les magasins, les transports en communs et en ville.
    Le CSCE a lui aussi passé cette épreuve et se réorganise en conséquence : moins de monde sur le pont pour plonger, plus de règles pour monter à bord et pour garantir la sécurité de tous. Le Covid 19 nous a révéler des capacités d’adaptation, jusque-là, insoupçonnées. L’Homme est ainsi fait, il relève les défis et d’adapte à son environnement autant que cela est nécessaire.
    Donc ce lundi matin de Pentecôte, nous avons rendez-vous dès potron-minet sur le quai du port de Bas Sablons pour embarquer avec Laurent notre Pilote et DP du jour. Tout le monde se prépare sur le parking et ne peut embarquer qu’une fois le grand ménage du bateau réalisé. Lionel vient donner un coup de main et fait un rapide Aller-Retour au club pour gonfler quelques blocs. Chacun sa place, bien éloignés les uns des autres, nous voilà parti pour le large, direction le site de La Basse Chrétienne, du côté de Saint Jacqus de la Mer. Arrivée sur zone, nous mouillons l’ancre sur la tête de roche et finissons de nous préparer rapidement. Nous sommes en basse mer et mort eau, le courant est faible. Laurent donne l’autorisation de plonger sans trop tarder. Au large, le bateau Jaune Canari du Club de Dinard fait son apparition, il va mouiller sur la Basse Poulver, à un jet de pierre d’ici.
    La plongée débute par une main gauche le long de la roche, sur un fond pierreux de 12 à 15 mètres. L’eau est bonne pour la période avec une température de 16°c au fond. La visibilité est d’environ 4 mètres, alors qu’en surface les particules étaient assez importantes. Nous découvrons une faune très présente et de belle taille. L’inactivité humaine pendant trois mois y est sans doute pour quelque chose. Les vieilles et les roussettes sont au rendez-vous et pullulent dans la première partie de cette plongée. Puis ce sont les araignées énormes, quelques dormeurs bien cachés, un homard et même des langoustes (dont une assez grosse). Un band de tacots nous accueille le long du tombant au pied d’un éboulis rocheux. Dans les trous nous tombons sur des congres, accompagnés, comme à l’accoutumés de leurs crevettes annonciatrices. Une ou deux galathées se cachent également dans les failles. Les gorgones orangées et brunes sont elles aussi bien présentes, ainsi que des anémones fixées. Au palier nous tombons sur des méduses avec de beaux filaments bleutés. Déjà 45 minutes que nous sommes sous l’eau et il est temps de remonter à bord.
    Un concentré de Bretagne en une seule plongée, dans des conditions assez extraordinaires ! Comme quoi le confinement est plutôt bon pour la planète, s’il ne l’a pas été pour nous autres bipèdes. A bientôt de se revoir sur Le Calypso III pour de nouvelles sorties Malouines.
    Thomas
     
  • 5/1

    La Première de l’Année, sous un timide soleil d’hiver !

    Dimanche 5 Janvier 2020 : La Première de l’Année, sous un timide soleil d’hiver !

    Voilà des semaines, pour ne pas dire des mois que nous attendons ce jour. L’automne est passé et le début de l’hiver est arrivé avec leurs lots de grosses pluies, de coups de vents et de tempêtes. Les rares opportunités de sorties en mer du Calypso III n’ont pu être concrétisées faute de pilote, de plongeurs ou d’encadrant. Nous voilà donc en ce début d’année 2020 avec toutes les bonnes conditions pour enfin reprendre le chemin de la mer et de ses mystères sous-marins.

    Les agapes des fêtes de fin d’année sont à peine dernière nous. En ce dimanche poste Nouvel An, les reliquats des dindes, chapons, homards, Saint Jacques, Saumon fumé, buches et alcools en tous genres sont encore sur les tables ou dans les frigos. Les galettes de roi et autres brioches aux fruits confits commencent à faire la fortune des boulangers et la joie des petits collectionneurs de fèves. Que cela ne tienne, nous ne nous résoudrons pas à nous astreindre ce premier repas dominical de l’année. Sur l’invitation de Lionel, nous préférons rejoindre les pontons du port des Bas Sablons de Saint Malo pour notre première plongée hivernale 2020.

    Rendez-vous est donné directement au bateau pour un départ, marée montante, à 10h30. Les anciens arrivent avec un peu d’avance pour profiter du calme et installer leurs équipements dans la quiétude du petit matin. Nous découvrons aussi le nouvel emplacement d’amarrage du Calypso III, situé juste au pied de la rampe d’accès au ponton fraichement installé par les responsables du port. Position idéale pour les plongeurs lourdement chargés, cette nouvelle place de stationnement est large et bénéficie d’un espace de déambulation inédit et très confortable. Nos pilotes auront à s’habituer aux manœuvres pour entrer et sortir de cette place, en faisant bien attention à ne pas taper le ponton lors de leur marche arrière, à la visibilité un peu aléatoire.

    Pour compléter les planquées, nous embarquons à notre bord des plongeurs du club de Vitrée et de Fougères. Le bateau est complet et cela fait plaisir à voir.

    Le temps en ce dimanche de janvier est idéal pour une plongée de reprise : mer calme, peu de vent, température assez douce et une promesse de soleil pour le début d’après-midi. Bref, une belle journée d’hiver ! Notre pilote hésite entre deux sites de plongée. Après un rapide échange avec certains, il est décidé de privilégier la direction du Fetlar, plutôt que celle de la Saint Serventine. Direction l’ile de Cézembre. Mise à part un ou deux voiliers sortant du port, nous sommes bien seul sur la mer, mais qu’à cela ne tienne, nous n’attendions personne pour nous accompagner. La navigation est assez rapide et ne comporte pas de difficulté particulière. Dans un premier temps sortie du port, cap en direction du chenal et la porte du Grand Jardin ; puis tribord toute jusqu’à l’extrémité de l’ile de Cézembre où nous pourrons mouiller l’ancre sur l’épave du Fetlar. La première partie du voyage se passe sans soucis et nous arrivons en quelques dizaines de minutes sur zone. Etant en période d’hivernage, le mouillage Fédéral permettant de repérer rapidement le site de plongée, a été retiré. Il nous faut trouver l’épave à l’ancienne et au sondeur. Les amères repérés par Bernard, Joël et Lionel facilitent le positionnement du bateau juste au-dessus de l’épave. Le sondeur confirme que nous sommes bien au bon endroit et nous mouillons l’ancre en plein milieu du pont ; bravo les artistes ! Pour sécuriser les descentes et remontées, un bout est fixé d’un coté à la chaine et de l’autre à la poupe du bateau. Les plongeurs pourront s’y déhaler et ainsi éviter un essoufflement malheureux dès la surface.

    Le courant de marée étant encore un peu présent, nous profitons des minutes qui nous séparent de l’étale pour préparer nos équipements et contrôler que tout fonctionne correctement (éclairage, appareil photo...). A l’heure dite, nous nous mettons à l’eau. Elle est fraiche (entre 11 et 9°c selon les ordinateurs) avec une visibilité pas trop médiocre pour la saison (environ 2 à 3 mètres). Descente rapide vers le Fetlar. Un petit jus nous attend au fond, surtout à bâbord de l’épave ; nous en tiendrons compte durant notre plongée. Les consignes nous ayant été donnés de ne pas trop pénétrer dans les cales du bateau, nous commençons notre exploration par un tour extérieur de l’épave. Le spectacle est désolant ! Les dernières tempêtes ont encore plus abimées la coque que nous l’imaginions. Les tôles ont été arrachées du navire, des pans entiers du bastingage ont pliés et tombent sur le pont, des tuyaux et autres débris métalliques ont chus au sable... Une étape de désolation vient probablement d’être franchie pour cette épave mythique de la baie de Saint Malo. Dans les mois et les années à venir, nous verrons sans doute la coque s’ouvrir encore plus et le bateau partir en morceaux sous les coups de butoir des courants sous-marins ou des vagues de tempêtes.

    Lors de nos pérégrinations, Gérard en profite pour photographier un magnifique homard caché dans un tuyau, ainsi qu’un dromie (une sorte de crabe tout rond, aux bouts de pinces rose et portant sur sa carapace une sorte de petite moquette rase de couleur verte kaki). Nous croisons quelques vieilles de belle taille et un peu pâlottes, ainsi qu’une araignée effrayée qui tente de fuir à notre arrivée. Déjà trente minutes d’immersion et nous touchons au bout des paramètres de plongée donnés par le DP avant notre mise à l’eau. Retour au mouillage et remontée doucement en surface après un palier de principe de 3 minutes à 3 mètres. 25 mètres, 35 minutes dans une eau à 9°c au fond, ce n’est pas si mal pour notre première plongée de l’année.

    De retour sur le pont du Calypso III, une petite brise s’est levée. Elle nous invite à rapidement nous changer. Pulls et manteaux chauds sont les bienvenus pour tous. La convivialité étant l’apanage du CSCE, nous partageons le verre de l’amitié, les galettes de rois et les boissons chaudes apportés par tout le monde. Encore quelques abus et kilo qu’il faudra évacuer avant le printemps.

    2020 commence sous de bons hospices, gageons que cette nouvelle année se poursuivre de la même manière !

    Thomas